Lorsque plusieurs centaines de macareux morts se sont échoués en 2016 sur l'île Saint-Paul, en Alaska, les habitants ont redouté une épidémie de grippe aviaire. Une étude vient de prouver que ces emblématiques oiseaux marins ont en réalité été victimes du réchauffement climatique.
Quelque 350 cadavres de macareux huppés (Fraterculacirrhata) et autres stariquescristatelles (Aethiacristatella) avaient été retrouvés entre octobre 2016 et février 2017 sur les côtes de cette île située en pleine mer de Bering, entre les Etats-Unis et la Russie. Mais l'étude publiée par la revue scientifique Plos One estime qu'entre 3.100 et 8.500 oiseaux au total ont trouvé la mort durant cette période.
Ils n'ont pas été tués par un virus ou une autre maladie, mais sont tout simplement morts de faim, le réchauffement climatique les ayant privés de source de nourriture suffisante, ont découvert les scientifiques.